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A 90km/h, une moto parcourt en moyenne 7,5 mètres de plus qu'une voiture.

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Source : Sécurité Routière

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Archives mensuelles : mai 2015

Bernard Cazeneuve clôture les travaux du Conseil national de la sécurité routière (CNSR)

Bernard Cazeneuve au CNSR

©interieur.gouv.fr

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a clôturé lundi 11 mai le Conseil national de la sécurité routière, à l’Assemblée nationale. « La sécurité routière est un combat de chaque instant. Un combat que nous devons mener avec lucidité et détermination afin de protéger nos concitoyens sur la route. Pas plus aujourd’hui qu’en 1966, il ne peut y avoir de consentement au massacre sur les routes » a indiqué le ministre. Bernard Cazeneuve a insisté sur le bon avancement qui guide la mise en œuvre des 26 mesures du plan annoncé en janvier, dont 18 seront effectives dès la fin du premier semestre 2015 et a annoncé la mise en place d’une expérimentation de la limitation de la vitesse maximale autorisée à 80km/h sur trois axes routiers.

Lire le discours du ministre

Le site du CNSR

Source : Sécurité Routière

« Lorsque l’amour sera mort », la nouvelle campagne de la Sécurité routière à destination des deux-roues motorisés

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a lancé le mardi 5 mai, lors d’une conférence de presse organisée en présence de la comédienne Élodie Bouchez, la nouvelle campagne de la Sécurité routière. Adressée aux conducteurs de deux-roues motorisés, qui représentent près de la moitié des blessés graves et un quart des morts sur la route, elle est portée notamment par un film inédit et diffusé depuis le 6 mai et qui a dépassé en un temps record les 4 millions de vues sur internet : « Lorsque l’amour sera mort » d’Érick Zonca, joué par Élodie Bouchez et Pascal Elbé pour toucher les motards au cœur. Par ailleurs, la rediffusion du film « À moto ou en scooter, sans équipement complet, vous risquez d’y laisser votre peau », à partir du 20 mai, parlera à leur épiderme.

Lire le communiqué de presse digital

Source : Sécurité Routière

Détention obligatoire du gilet de haute visibilité à deux-roues motorisés, à partir de 2016

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©spidi

À partir du 1er janvier 2016, les conducteurs de deux et trois roues motorisés auront obligation d’avoir à bord de leur véhicule un gilet de haute visibilité, afin d’être visibles en cas de panne ou d’accident. En cas de non-respect de ces nouvelles dispositions, les contrevenants s’exposeront à une amende de 11 euros, en cas d’absence de gilet à bord, et de 135 euros s’ils ne le portent pas à la suite d’un arrêt d’urgence.

Lire le décret n° 2015-514 du 7 mai 2015 relatif à la détention et au port du gilet de haute visibilité

Lire l’arrêté du 7 mai 2015 modifiant l’arrêté du 29 septembre 2008 relatif au gilet de haute visibilité

Source : Sécurité Routière

Roue arrière à moto : risque pénal, danger vital

Autoroute A6. Une moto slalome entre les véhicules, en roue arrière. À plus de 200 km/h. L’irresponsabilité de ce conducteur lui coûtera quatre mois de prison ferme et 2 000 euros d’amende, assortis d’une suspension de permis pendant six mois pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Au moment où la Sécurité routière lance sa nouvelle campagne deux-roues motorisés, il semble essentiel de rappeler à l’aune de cette décision de justice la dangerosité des roues arrière à moto, qui en plus d’exposer leurs auteurs à de lourdes sanctions pénales, sont un comportement à risque pour les motards et les autres usagers de la route.

Les peines encourues pour mise en danger d’autrui sur la route

La mise en danger d’autrui est un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Par ailleurs, si les faits sont commis à l’occasion de la conduite d’un véhicule, peuvent être prononcées des peines de suspension de permis jusqu’à 5 ans ou l’annulation du permis (avec possibilité d’interdire de le repasser jusqu’à la fin d’un délai maximum de 5 ans) ainsi que la confiscation du véhicule s’il en est le propriétaire.

Maine-et-Loire : les risques des addictions au volant présentés aux militaires

Le 5 Mai 2015, la coordination sécurité routière du Maine et Loire a organisé au 6éme Régiment du Génie d’Angers puis au 2éme Régiment de Dragons de Fontevraud un colloque sur le thème des addictions alcool et stupéfiants.

©Sécurité Routière

©Sécurité Routière

Malgré les sollicitations au titre des opérations « Sentinelle » 270 militaires étaient présents ainsi que 60 jeunes de l’établissement public d’insertion de la défense (EPID) de Combré. Sandra Guthleben, Directrice de cabinet du Préfet, chef de projet sécurité routière, a introduit l’événement avec les chiffres de l’accidentalité routière en détaillant la part des causes alcool et stupéfiants dans la mortalité.Le docteur Serre, praticien hospitalier au Centre Hospitalier du Mans et Chargé de Missions Sécurité Routière Santé, régulièrement témoin de nombreux drames de la route, explique au travers de ses recherches, expériences et partages, les différents produits psychoactifs ainsi que les lésions consécutives aux comportements à risque. Sa présentation questionne les pratiques, dénonce les contre-vérités et rappelle l’importance de la prévention au côté de la répression.Image choc, témoignage poignant, vie bouleversée, inter-action entre produit et comportement, le message captivant du docteur Serre a provoqué de nombreuses réactions et même 2 malaises parmi l’auditoire très surpris des conséquences liées à l’addiction qu’elle soit à l’alcool ou au cannabis mais qui l’une et l’autre peuvent être dramatiques et irréversibles. Le commandant Voyer puis l’Adjudant Chef Hortolande la Gendarmerie ont conclu ce colloque avec un rappel à la loi et l’évocation des coûts d’un délit routier tant sur l’aspect financier que sur l’aspect pénal.

Source : Sécurité Routière

3ème édition de la Semaine mondiale de la sécurité routière :
« Sauvons la vie de nos enfants »

©www.who.int

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Après s’être focalisées sur le thème des jeunes conducteurs, puis sur l’accidentalité des piétons, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont organisé du 4 au 10 mai 2015 la troisième Semaine mondiale de la sécurité routière, cette année sur le thème « Sauvons la vie de nos enfants ».
L’opération a permis de diffuser sur les réseaux sociaux, autour du hashtag #SaveKidsLives, une déclaration des enfants pour la sécurité routière, une infographie sur l’accidentalité des enfants dans le monde et des selfies porteurs de messages de prévention.

Plus d’infos

La page « enfants » de la Sécurité routière

Source: Sécurité Routière

Alcool au volant : Emmanuel Barbe analyse les défis & les priorités

©interieur.gouv.fr

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Le 29 avril, à l’occasion d’un colloque intitulé
«Alcool au volant : comment progresser grâce aux échanges de bonnes pratiques ?»,
Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a pu dialoguer avec différents partenaires européens et livrer sa vision des défis et priorités pour les mois à venir. En revenant sur les chiffres de l’accidentalité de l’année 2014, il a ainsi appelé à « ne pas céder au pessimisme » et à s’inscrire dans une « perspective longue » d’amélioration des comportements routiers tout en rappelant l’objectif fixé par le gouvernement de moins de 2000 morts par an en 2020.

Si « on ne se comporte plus comme il y a vingt ans » comme l’a affirmé le délégué en guise d’encouragement aux comportements citoyens, la sécurité routière continue de se heurter à l’acceptabilité sociale de certaines de ses réformes. Or, l’alcool, qui touche aux comportements collectifs, est pourtant en cause dans 29% des accidents mortels en France, l’un des pays où ce taux est le plus élevé. En réponse, Emmanuel Barbe félicite d’abord les forces de l’ordre pour leur engagement dans les contrôles d’alcoolémie et appelle leur maintien au même niveau, voire à un niveau supérieur. Surtout, il réaffirme les engagements du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve présentés le 26 janvier dernier et insiste sur trois axes majeurs du plan de mobilisation :

  • l’abaissement du taux légal d’alcoolémie de 0,5g/l à 0,2g/l de sang pour les conducteurs novices
  • le renforcement des contrôles des exploitants de débits de boissons autorisés à fermer entre 2h00 et 7h00 qui ont obligation de mise à disposition de dispositifs d’autocontrôle et de leur sanction en cas de non-respect, jusqu’au retrait des autorisations d’ouverture tardive.
  • la formation de tous les médecins agréés, chargés de l’aptitude à la conduite automobile, au dépistage précoce des problèmes d’alcool et de stupéfiants, afin de déceler au plus tôt les conducteurs à risque en matière d’alcool et de conduite.

Enfin, les travaux continuent en vue de mettre en place concrètement la mesure d’éthylotest anti-démarrage (EAD) ou « alcolock » qui peut être prononcée à titre de peine complémentaire ou de peine alternative à l’emprisonnement par le juge, à l’encontre d’un contrevenant présentant un taux d’alcool égal ou supérieur à 0,8 g/l dans le sang ou dans le cadre d’alternatives aux poursuites décidées par le parquet.

Source : Sécurité Routiere

Les panneaux de signalisation à support fusible désormais autorisés

©Lacroix-signalisation

©Lacroix-signalisation

Comme annoncé par Bernard Cazeneuve le 26 janvier dernier, il est désormais rendu possible aux gestionnaires des voiries d’installer des panneaux de signalisation à support fusible au bord des routes. Ces panneaux qui se détachent ou se déforment au moment du choc ont deux objectifs. En premier lieu de réduire la gravité des heurts d’obstacles sur les accotements. En deuxième lieu, de réduire le linéaire de glissières posées le long des routes et donc le risque de choc par les usagers de deux-roues motorisés avec les pieds de glissière métallique : la signalisation ne constituant plus un obstacle, elle n’a plus à être isolée par une glissière de sécurité.

Lire l’arrêté modifiant l’instruction interministérielle de signalisation routière

Lire la version consolidée de l’arrêté relative à la réglementation nationale des équipements de la route (modifié par l’arrêté du 9 avril 2015)

Source : Sécurité Routière

Un système d’appel d’urgence automatique dans tous les nouveaux modèles de voiture à partir du printemps 2018

©www.heero-pilot.eu

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D’ici le 31 mars 2018, tous les nouveaux modèles de voitures et de véhicules utilitaires légers devront être équipés de dispositifs d’appel d’urgence (eCall) qui alerteront automatiquement les services de secours en cas d’accidents de voitures, selon les dispositions approuvées par le Parlement européen ce mardi. Les accidents de la route ont coûté la vie à 25 700 personnes dans l’UE en 2014, un chiffre que le nouveau dispositif pourrait réduire d’environ 10% par an.

«Déploier le système d’urgence embarqué eCall basé sur le 112 dans l’UE contribuera à améliorer la sécurité routière dans les 28 Etats membres. Le Parlement européen a souligné à plusieurs reprises que la réduction des décès et de la gravité des blessures sur les routes est sa priorité . ECall en tant que service public, gratuit pour tous les citoyens, quel que soit le type de véhicule ou son prix d’achat, contribuera à cet objectif commun », a déclaré le rapporteur Olga Sehnalová (S&D, CZ).

Le système embarqué eCall utilise la technologie d’appel d’urgence 112 pour prévenir automatiquement les services de secours en cas d’accidents graves de la route. Ces services pourront ainsi immédiatement décider du type et de l’ampleur de l’opération de secours nécessaire, ce qui leur permettra d’arriver plus rapidement sur les lieux de l’accident, de sauver des vies, d’atténuer la gravité des blessures, et de réduire le coût des embouteillages.

Données à caractère personnel: pas de surveillance des véhicules

Les députés ont renforcé la clause sur la protection des données dans le projet de législation, dans le but d’éviter la surveillance des véhicules équipés du système eCall avant qu’un accident ne survienne. Selon les nouvelles dispositions, l’appel automatique transmettrait seulement aux services d’urgence des données de base minimum comme le type de véhicule, le carburant utilisé, l’heure et le lieu exact de l’accident, ainsi que le nombre de passagers.

Le texte affirme que les données eCall collectées par les centres d’urgence ou leurs services partenaires ne doivent pas être transférées à des parties tierces sans l’accord explicite de la personne concernée. Les fabricants devront également s’assurer que la conception de la technologie eCall permette d’effacer totalement et de façon permanente les données collectées.

Disponible à partir du printemps 2018

Tous les nouveaux modèles de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers devront être équipés du système eCall à partir du 31 mars 2018. Par ailleurs, les députés ont veillé à ce que la Commission européenne soit contrainte d’évaluer, dans un délai de trois ans après le printemps 2018, si eCall devrait être étendu à d’autres véhicules tels que les bus, les cars ou les poids lourds.

Ces nouvelles dispositions fixent des obligations pour les fabricants automobiles. Des règles distinctes, régissant les infrastructures que les États membres doivent mettre en place pour le 1er octobre 2017 afin de procéder aux eCalls, sont entrées en vigueur fin juin 2014.

Prochaines étapes

Le vote du Parlement clôture la procédure législative européenne. Le règlement entrera en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.

Source : www.europarl.europa.eu