Le Chiffre

A 90km/h, une moto parcourt en moyenne 7,5 mètres de plus qu'une voiture.

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Source : Sécurité Routière

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Archives mensuelles : septembre 2015

Pour une rentrée mobilisée après un été meurtrier sur les routes de France

© Sécurité Routière

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Après une augmentation significative de la mortalité sur les routes au mois de juillet (+19%), le baromètre de l’accidentalité du mois d’août (+9,5% du nombre de morts) confirme une tendance qui s’observe d’ailleurs à l’échelle européenne. Face à ce fléau, le Premier ministre Manuel Valls a décidé de réunir un comité interministériel de la sécurité routière (CISR), qu’il présidera le 2 octobre.
Par ailleurs, dès le 14 août, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, s’était rendu à l’hôpital de Garches à la rencontre des personnes blessées et de ceux qui les accompagnent au quotidien afin de souligner « la totale et constante mobilisation du Gouvernement pour la sécurité routière, pour empêcher ces drames de la route qui sont inacceptables ». Et de rappeler, en effet, que 19 des 26 mesures du plan en faveur de la sécurité routière annoncé le 26 janvier dernier sont d’ores et déjà entrées en vigueur.

Source  :  Sécurité Routière

111 radars fixes désormais équipés du « double-sens »

Nouveaux Radars

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Le double-sens : un même équipement contrôle la vitesse des véhicules sur deux voies de circulation en sens opposés

Comme annoncé par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans le plan pour la sécurité routière du 26 janvier dernier, le parc des radars est en cours de modernisation pour mieux lutter contre les vitesses excessives ou inadaptées (mesure 16). L’installation de la fonctionnalité « double-sens » à l’intérieur de 111 radars fixes en est la première concrétisation. La fonction « double-sens », homologuée par le Laboratoire national d’essais (LNE), est une évolution technique qui améliore sensiblement la capacité pour un radar fixe de lutter contre l’insécurité routière en contrôlant concomitamment la vitesse des véhicules qui circulent sur deux voies opposées. La mise en place de cette nouvelle fonction n’est possible que sur certaines configurations de voie : une limitation de vitesse identique dans les deux sens de circulation, une route bidirectionnelle avec des voies contiguës sans glissière et en dehors d’une zone matérialisée au sol par des zébras. Entre début juin – date d’installation des premiers dispositifs « double-sens » – et ce jour, plus d’une centaine d’équipements ont été testés sans aucun envoi de contravention (9 dans l’Ain, 5 en Ardèche, 2 dans les Bouches-du-Rhône, 6 en Charente-Maritime, 7 dans le Gard, 7 en Haute-Garonne, 8 en Gironde, 3 dans l’Hérault, 6 en Ille-et-Vilaine, 7 en Isère, 8 en Loire-Atlantique, 7 dans le Morbihan, 12 dans l’Oise, 3 dans le Pas-de-Calais, 2 en Haute-Savoie, 1 en Seine-Maritime, 4 en Seine-et-Marne, 2 dans le Var et 12 en Vendée).
Cette période de tests s’achèvera progressivement à partir du lundi 14 septembre 2015. Les poursuites judiciaires des infractions de vitesse relevées par les 111 dispositifs double-sens commenceront alors à être effectives. D’ici à la fin 2015, 200 radars fixes seront équipés du « double-sens » et 300 de plus le seront en 2016. Des panneaux d’information sont systématiquement installés sur chacun des axes contrôlés par un équipement « double-sens », dans chaque sens de circulation.
Avec la mise en place de cette nouvelle fonction, la Sécurité routière étend le périmètre des contrôles du respect de la vitesse, en particulier sur le réseau secondaire particulièrement accidentogène, sans augmenter le parc existant de radars qui reste fixé à 4 200. Le coût moyen total d’installation de cette fonction s’élève à 15 000 € par radar.
Ainsi, la fonction double-sens est déjà mise en œuvre dans les radars mobiles de nouvelle génération et le sera prochainement dans les radars autonomes. Elle a également vocation à être mise en œuvre dans les futures générations de radar, pour les emplacements qui le justifient en raison de leur accidentologie. Désormais, sur sa gauche comme sur sa droite, un conducteur peut être contrôlé par un radar fixe.

Source : Sécurité Routière

Autocars : éthylotests anti-démarrage (EAD) et ceinture obligatoires

© Sécurité Routière

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À partir du 1er septembre 2015, les autocars affectés à un transport en commun de personnes doivent être obligatoirement équipés d’un éthylotest anti-démarrage (EAD). Ce dispositif d’analyse de l’haleine empêche le démarrage du véhicule en cas d’alcoolémie supérieure au taux autorisé (soit à partir d’une concentration d’alcool dans l’air expiré de 0,10 mg par litre)

À chaque démarrage (sauf si le moteur a été arrêté moins de 30 minutes), le conducteur souffle dans l’EAD et dispose d’un délai de 5 minutes pour mettre en route le véhicule.En cas de test positif, il est possible de faire un nouvel essai au bout d’une minute. Mais en cas de second test positif, le démarrage est bloqué pendant 30 mn. Le véhicule peut toutefois démarrer, sans qu’il soit nécessaire de souffler dans l’EAD, au moyen d’une clé détenue par le chauffeur ou par un code détenu par l’employeur. Le démarrage manuel du moteur suite à un souffle positif sur l’EAD, associé au taux d’alcoolémie, constitue une infraction au code de la route.

La finalité de l’EAD étant uniquement préventive, les données enregistrées concernant le taux d’alcoolémie du conducteur ne doivent être ni consultées, ni communiquées, ni utilisées. Aucune sanction disciplinaire ne peut être engagée sur le seul fondement des résultats de l’EAD. La conservation des informations dans l’EAD est limitée à 45 jours. L’employeur peut conserver les données de l’EAD, à l’exception du taux d’alcoolémie, pendant 2 mois maximum.

Chaque EAD installé doit être contrôlé tous les ans par un vérificateur qualifié. Ce dispositif de contrôle de l’imprégnation alcoolique du conducteur était déjà obligatoire pour les autocars transportant des enfants (c’est-à-dire transportant plus de 9 personnes de moins de 18 ans) depuis le 1er janvier 2010.

Rappel

A partir de septembre 2015 également, les ceintures de sécurité deviennent obligatoires dans tous les véhicules de transport en commun de personnes.
Source : Sécurité Routière